01 novembre 2009
Saperliplanète !
Je viens grâce au forum CouchSurfing de Nantes, de découvrir une merveille associative, engagée, familiale et voyageuse que je me sens obligée de retransmettre ici.
Saperliplanète, c'est le nom d'une association nantaise qui développe des projets de sensibilisation à l'avenir de la planète et au développement durable. Jusque là rien de particulier, ce genre d'association existe dans tous les milieux et beaucoup de villes de France et du monde. Oui mais voilà, la différence avec Saperliplanète, c'est leur esprit positif et leur volonté d'intégrer et d'inclure la participation et la réflexion des enfants aux projets liés au développement durable: Notre projet n’est pas un cri de plus, un cri sans écho, sans
résonance. Nous souhaitons sensibiliser sans dramatiser, prolonger la
réflexion pour donner l’envie d’agir, ouvrir les yeux des générations
futures pour préparer l’avenir.
C'est à travers un voyage effectué depuis l'an dernier par un couple et leurs trois jeunes enfants que le projet prend forme. La famille Vasse parcourt la planète pour en réalisant des reportages, des photos et vidéos, et en écrivant des récits de leurs aventures. A chaque étape une rencontre est prévue avec leurs partenanires associatifs locaux pour "participer à des projets d'entraide". Leurs reportages et leur expérience constituent la base d'un livre qui sera édité à leur retour, avec pour thème le développement durable expliqué aux enfants.
J'avoue que l'aspect de ce voyage qui me touche le plus n'est pas sa dimension associative et solidaire, mais bien le fait de parcourir le monde avec ses enfants. Leur donner la chance de changer de maison toutes les semaines, de lire leurs cours du CNED sur une île du Pacifique, de partciper à la rédaction d'un livre, de s'approprier leur avenir et celui de leur planète.
Pour une fois, les enfants ne sont pas les victimes impuissantes de notre égoïsme, de notre ignorance et blablabla comme on nous l'assène trop souvent. Ils sont les acteurs d'une belle aventure humaine et d'un projet respnsable, et surtout les baroudeurs qu'on a tous rêvé d'être quand on était petits !
Pour moi qui rêve de vivre autour du monde, de donner la chance à mes enfants de grandir dans plusieurs pays, et de laisser la Terre et la nature s'occuper (aussi) de leur éducation, je ne peux que les soutenir de loin et les remercier de me montrer que oui, c'est possible !!
Pour suivre le périple de la famille Vasse, et admirer avec jalousie leurs photos de la cordillère des Andes (entre autres), cliquez ICI !
18 janvier 2009
The next station is Bath
Joli Samedi ensoleillé -oui, oui c'est possible- à deux semaines de mon départ, il faut en profiter. Entre frenchy girls, petite visite de cette merveille anglaise, à deux heures de Pompey et juste au dessous de Bristol: Bath. Ville connue pour ses thermes romains, son abbaye, le Royal Crescent et lots of other things. Petite visite guidée en photos.
Le fleuve de Bath vu d'un buisson; et devant l'abbaye un peu de théâtre de rue de goût moyen mais qui semblait plaire à cet attroupement de touristes
Ensuite, visite des thermes et des vestiges de l'ancien temple Romain qui attirait il y a fort longtemps tout plein de pèlerins venus se baigner dans la source chaude. La visite est bien faite et surtout la quantité d'objets, pierres, ornements et autres mosaïques est assez impressionante. Le site était composé de 3 lieux pour se baigner, de la fameuse source sacrée (non, non on ne plus pas se baigner dedans, juste sentir la chaleur et la vieille odeur de souffre), d'un temple, et d'un sauna construit sur une base de piles de tuiles.
Ici un bout de la source chaude. On ne voit pas la fumée sur le cliché, dommage.
Deuxième photo: les restes de ce que soutenait autrefois le sauna où de riches tapettes en jupette (Romains, ndlr) venaient prendre soin de leur peau.
Pour continuer la journée, petite ballade vers le haut de Bath pour voir l'impressionant Royal Crescent. Construit pendant l'ère Georgienne histoire d'en mettre plein la vue, le bâtiment est censé représenté la lune, pour compléter le King's Circus représentant le soleil, qui se trouve un peu plus bas. Aujourd'hui il abrite des hôtels de luxe, des maisons de luxe et des apparts de luxe. Le parking qui en fait le tour est un peu comme le salon de l'auto de Bordeaux, une petite trentaine de Porsche, BM et autres Jaguars reflètent bien le niveau de vie du quartier et même de la ville.
12 janvier 2009
Enjoy your meal !
Et voilà, encore du croustillant sur l'alimentation d'outre Manche. Enfin croustillant pas vraiment, c'est plutôt mou et décongelé, mais vraiment pas mauvais. Je dois avouer que même, j'aime bien.
Cette- très floue, je vous l'accorde- photo a été prise lors du pub quizz dominical au Froddington Arms.
Un rituel plutôt sympa, où on s'amuse à répondre à des questions et faire des blind tests sous le beau nom de la french ultimate team. Tout ça pour 50p, avec le repas. Le repas donc, parlons-en: en plus de la tranche de jambon et des frites, vous pouvez aprecevoir: deux éspèces de "pies", sortes de beignet au porc. La chose jaune tout en haut est une éspèce de chutney/confit que l'on a pas encore identifié-mais très bonne. Il y a aussi des petits nuggets de poulet, ou de poisson. Un petit bout de tomate sans goût histoire de dire qu'on mange "healthy". Et une tranche de pain de mie avec disposés dessus avec amour: des bouts de fromage rapé et de l'oignon cru. Derrière une petite tarte très très sucrée avec une sorte de purée de raisin sec- je ne sais plus comment ça s'appelle.
Je vous laisse juge de ce dîner, pour ma part, considérant mes goûts étranges et mon amour pour ce qui est anglais je trouve ça délicieusement exotique, surtout pour 50p.
Long live le pays des crumpets, du jus de cramberry, des mushy peas et de la porky pie !
06 janvier 2009
The choc culturel
Et voilà. Vous l'attendiez, hein, l'article sur la nourriture anglaise? Et bien voilà. J'ai bien cherché dans le supermarché. Un chou-fleur entier. Pas pour l'acheter, non, juste pour vérifier si les enfants britanniques savaient à quoi ça ressemblait. Ma réponse: j'ai de grands doutes. Le Royaume-Uni important les deux tiers de sa nourriture, je peux comprendre que les normes sanitaires soient importantes. Mais des poireaux pré-coupés, ça fait mal au coeur après avoir passé une semaine à faire les marchés de Poitiers et Cognac. Je vous épargne la petite portion pour deux personnes de haricots verts lavés, relavés, équeutés et emballés dans un petit sachet. Enfin bon, il suffit juste de s'y faire, les légumes n'ont pas toujours de goût mais finalement pas moins qu'un sachet de tomates sans chair acheté à Auchan.
Et puis qu'est ce que c'est exotique de parcourir les rayons et d'observer ces choses étranges tels la sauce Carbonara toute faite ou les ananas et bananes en morceaux congelés.
Sur cette photo pleine de contraste avec la première, je vous souhaite à tous une année pleine de bons légumes, de fiesta,
joie et chocolat. Et j'en profite pour dire un immense merci aux gens qui me font
plaisir quand je lis dans ma boîte mail "Canalblog- vous avez un
message" !
20 décembre 2008
The next station is Porchester
Je me suis souvenue que si j'avais décidé de rester une semaine en Angleterre au lieu de boucler ma valise et sauter dans un avion dès le début de mes vacances, c'est que je voulais voyager un peu, et bosser. La semaine est passée si vite, j'ai dit fuck off aux disserts au bout de quelques jours de BU, et me suis dit qu'il fallait peut-être que je sorte un peu de mon trou. Alors cet aprèm petite visite improvisée de Porchester Castle avec le compañero Flo. Evidemment, mon apareil photo avait décidé de faire la sieste et n'a pas voulu s'allumer, je suis donc obligée de vous faire admirer des photos qui ne sont pas les miennes.

Jolie vue du château, et de l'église (fermée pour de mystérieuses raisons)
Il a été construit à la fin du 3e siècle, et a servi durant toute l'histoire de fort pour se défendre des méchants français qui venaient régulièrement envahir (ou essayer) l'île. Il a évidemment appartenu, comme le reste, aux normands pendant quelques temps. Une partie a été transormé en palace par Richard II, et tous les rois d'Angleterre ont successivement investi beaucoup dans ce domaine. La visite est assez sympa, on se ballade avec dans le petit écouteurs les voix des fantômes de capitaines français et anglais pendant le début des guerres napoléoniennes. On a même le droit à l'abominable (mais vrai) accent français, ce qui est assez rigolo. Un Samedi assez divertissant, Porchester se trouvant juste en face du port de Portsmouth il n'a pas fallu voyager beaucoup, et au moins ça change. Petite ville très, très anglaise avec ses mini-cottages que je n'ai pas pu immortaliser, et les décos de Noël kitch à vomir :)
A demain pour un prochain épisode donc -oui, oui, pour de vrai.
15 novembre 2008
Ils l'ont fait !
Protestations nationales contre l'augmentation des frais d'inscriptions
Non,ils ne bloqueront pas la fac. Mais quand même. Ces anglais, ils me surprendront toujours.
Chouette, le nouveau Pugwash News est dans les bacs (de la cafet). Je l'attrape, et immédiatement le titre attire mon attention. "Protestation"? "Manifs"? Où ça? Je file trouver une table libre et, pleine d'exitation, je me plonge dans la lecture, explicant à mes copains que le titre "me rappelle mon pays".Evidemment, sans même m'en rendre compte et comme d'habitude, je ne peux m'emêcher au fil de ma lecture de faire des comparaisons avec ce qui se passe d'habitude en France. Vous vous en doutez, rien à voir. D'abord les étudiants, les journaux ne semblent pas très concernés par la question. La preuve, le titre "Do you care?" . Je crois que l'an dernier je n'ai jamais eu à écrire un titre de tract comme ça. Les mouvement étudiants ici ont l'air très clean. Selon l'article 6 grosses Universités ont manifesté leur mécontentement, avec des banderoles géantes sur des ponts/ des jolies manifs avec des globes terrestres gonflés d'helium. Mais.. rien à Portsmouth. L'étudiant qui a écri cet article à l'air de dire qu'ici, la Student Union (voir mon post d'il y a quelques semaines) est plus interessée et centrée sur les activités sportives et artistiques que politiques. Tant mieux diront certains. Ce qui est rigolo, ce n'est même pas le manque d'interêt des étudiants pour ce qui se passe dans leurs Universités -on a exactement la même chose en France- c'est surtout la manière dont sont organisés les mouvements étudiants. Ici, pas de coordiantions de gauchistes et/ou de syndicats étudiants qui se réunissent dans un amphi pour décrypter une loi, voter, puis (suite logique) récolter chaines et cadenas pour le futur blocage. Peut-être quelques assemblées générales, let's say. Non, ici, comme d'habitude, c'est la Student Union qui s'en occupe. La raison pour laquelle celle de Portsmouth est à la traine semble être "la rentrée tardive de l'année académique à Portsmouth, qui signifie peu de temps pour organiser une campagne d'action". Personnellement, je me dis que si les médias avaient fait un grand bruit, le mouvement aurait peut-être fait boule de neige. Peut-être. Le président de la Union "a pour but de combattre ces possibles changements à la rentrée de Janvier". J'ai hâte de voir ça.
Les revendications principales seraient la mise en place d'un système de bourses national pour compléter celui qui existe au niveau local. Je me dois de vous préciser que ma connaissance du système Universitaire Britannique est très limitée, et que ce j'écris est juste tiré de la lecture de ce grand article. Je me demande combien d'étudiants lisent Pugwash News, j'éspère assez pour qu'ils se bougent et qu'on se marre un peu après Noël !
Allez Pompey Students, lâchez votre bière/ ballon de foot/ contrôle de chimie/girlfriend et attrapez une banderole ! Oooouuaaaaiiis !
Je sais, je rêve.
Merci Madame joie de m'avoir rappellé que je devais écrire cet article.
Merci aux militants socialistes qui me dépriment tellement ce soir avec leur vote à la con que je dois me changer les idées sur mon blog.
Merci à la nostalgie du mois de Novembre ( et oui, il y a un an déjâ, le blocage de fac anti loi Pécresse)
12 novembre 2008
Still Anglophile
Je voulais écrire un article clair et posé à propose de mes observations sur l'Angleterre. Bientôt deux mois déjâ; deux ans de cours de civilisation britannique; une anglophilie sans borne; pas mal d'articles de journaux engloutis. Mais je me rend compte que ça ne suffit pas du tout pour avoir assez de recul pour décrire et comparer ce que je vis au chaque jour avec ce que j'avais l'habitude de connaitre en France.
Malgré tout, je voudrais vous parler d'immigration. On dit souvent que le Royaume-Uni est un des pays les plus tolérants envers les immigrés qui y vivent. Mes premières impressions ont largement confirmé ça. Ici pas besoin de parquer les milliers de Pakistanais, Indiens, Grecs et autres dans des banlieues. Pas de ministre qui oserait dire des horreurs à propos du public des matchs de foot. Les britanniques, eux, sont humbles et assez intelligents pour comprendre que leur culture n'est pas menacée dès qu'un étranger y met les pieds. Je sais bien qu'il faut faire attention, que comme partout on lit tous les jours dans les journaux "right-wing" des tissus d'horreurs, et chaque jour des milliers de "britons" achètent et se régalent de ces débilités.
Pour ce qui est du "racisme anti-blanc", il ne me semble même pas que ça existe dans de grandes proportions ici.
Pourtant, tous les anglais que j'ai entendu jusqu'à présent voient plutôt leur pays comme une terre multi-culturelle, et ne comprennent pas de quoi les français ont peur. Une des raisons est peut être qu'avoir à sentiment quelconque d'appartenance à une nation est impossible dans un pays où on est d'abord écossais, anglais, gallos ou nord-irlandais, mais jamais britannique. Je ne connais pas (encore) les autres raisons. Je suis en admiration devant leur tolérance et la réussite de ces mélanges. Bien qu'aujourd'hui le plat le plus cuisiné au UK soit le curry, le monde continue encore à penser à la reine,la pluie et au bacon&eggs quand il entend parler de ce pays,non? La culture du pays ne souffre pas, elle s'enrichit. Alors chers français et françaises, cher Mr Finkielkraut, arrêtez de flipper comme ça et prenez exemple.
Je voulais aussi parler de classes sociales. Le mot vous fait marrer et vous semble arriver tout droit d'un bouquin d'Histoire? Tant mieux pour nous. Car ici, ce n'est pas aussi simple. Le concept de classe sociale existe encore et est complètement ancré dans la société britannique. Ca me fait mal au coeur à chaque fois que j'entend les mots "working-class", 'middle-class" and so on. Je n'en reviens toujours pas qu'au 21e siècle ils continuent à utiliser des noms précis, pour qualifier des catégories de personnes bien précises, qui font des boulots précis et mettent leurs enfants dans des écoles précises. Il faut quand même savoir qu'au Royaume-Uni les gens n'ont pas un accent différent uniquement selon d'où ils viennent. Ils ont aussi des différents accents selon leur classe sociale. Chose incroyable pour une jeune française qui débarque. Et, j'avoue que ça me fait un peu froid dans le dos. Je ne peux pas m'empêcher d'avoir ce sentiment d'injustice quand je vois que seuls les étudiants assez aisés peuvent aller à l'Université. Ils sont souvent obligés de faire un emprunt quand même, c'est sûr. Mais que font donc les jeunes "working-calss" ? Et bien c'est simple. A Portsmouth, je ne compte plus le nombre de nanas de 15 ans que je vois avec une poussette et un autre enfant à leurs côtés. Il m'a fallu du temps pour comprendre, ou admettre, qu'elles n'étaient pas en train de faire du baby-sitting. Et non. Le fossé entre riches et pauvres dans ce pays est terrible. Tout ça parce qu'ils n'ont pas encore aboli cette énormité nommée "social clases". En France bien qu'on voit des différences socio-économiques, comme partout, on a la chance d'avoir eu des ancêtres qui nous ont débarassés de ça il y a quelques siècles. Come on britons, cette fois c'est à vous de prendre exemple :-D
Je voudrais aussi vous parler de plein d'autres choses. Mais let's be serious, on garde le reste pour le prochaine épisode. Pas contre je peux pas m'empecher de vous montrer, avec fierté, quelques clichés pris dans ma jolie ville..

Amazing, isn't it ?
29 octobre 2008
Colombian Rd
Ce week-end je suis allée rejoindre mon amie Alice dans son pays des merveilles, la ville ou les écureuils se baladent dans les jardins, les renards dans la rue et ou on paie une fortune pour voyager dans le métro une journée. Pas la peine de vous préciser le nom de cette merveille évidemment.
Un nouvel endroit à ajouter aux territoires londoniens que j'ai visité et que je conseille aux amateurs de plantes, théières, bijoux, boutiques vintage et création en tout genre :
Le marché aux fleurs de Columbian Road. Ambiance authentique: pluie, cris des marchands, odeur de terre et de fleurs, en plein centre de Londres quel bonheur, surtout lorsqu'on y va en fin de matinée ou on peut avoir de magnifiques plantes pour 2 sous (oui j'aime bien cette vieille expression).
Les boutiques le long de la rue sont complètement dans le mouv' (j'aime bien celle-ci aussi).
La première, entre deux allées de petits arbustes style Versailles présente des bijoux originaux et colorés.
Dans celle d'après on trouve des cartes du monde magnétiques qui coutent le prix d'une voiture.
On traverse, une robe déchirée pendouille du plafond et attire l'attention: des cadres et pleins de vêtements vintage en bazar dans le magasin.
Et puis une pleine de théières magnifiques.Et de couvertures qui sentent le vieux.
Et la suivante, avec des pots, arrosoirs, décoration d'intérieur et d'extérieur, salons de jardin à l'ancienne, odeur de lavande.
Et ça continue comme ça tout le long de la rue, avec bien sûr un pub pour faire une pause (notez pour les amateurs: on peut y boire de la blanche en pression, rare dans ce pays). Et puis au bout un vendeur de Vagels typiques. Moi qui pensait, bien que ne l'ayant jamais visité, que le marché de Portobello Road était le seul, le vrai, le féérique ! Quelle ignare.
Enfin bon, Colombian Road et ses belles fleurs n'est évidemment pas le seul marché à faire à Londres. Continuez de vous balader et allez faire un tour vers les marchés couverts près de Liverpool Street, entre les odeurs de cuisine des îles, de cochon rôti, de gateaux africains et de vrais thés on peut admirer des tableaux, dessins, bijoux création encore une fois, chapeaux rigolos, sacs écolos.. Boutiques de vieilles fringues et boutiques de fashion wearing se mélangent.. Je crois que faire tous les stands prend une bonne demi-journée !
Explication pour ma fascination envers Portobello Road en cliquant ici, certains d'entre vous reconnaitront..
21 octobre 2008
Albert road

Juste une rue. Un théâtre. Des restos indiens. Des kebabs. Des laveries. Des magasins de fringues bizarres. D'autres où on vent des meubles à des prix dérisoires. De la musique et plein de taxis. Des coiffeurs hype. Plein de pubs traditionels aux noms rigolos. Qui se ressemblent un peu tous.
Un jour dans l'année où les commerçants ont eu envie de célébrer leur rue. Qui est en fait, de chouettes concerts àpartir de midi, une beuverie sans nom tout l'après-midi. Et tout fermé à minuit. A l'anglaise.
Oui, juste une rue, que dire de plus. Vos commentaires m'aideront. Qui sait.
12 octobre 2008
Portsmouth Uni...
A quoi ressemble la vie dans une Université en Angleterre? Mis à part le chaos administratif qui est, je pense, universel dans toutes les facs du monde, et les colonies de chinois dans les couloirs; je ne vois pas beaucoup de points en communs.
Au niveau académique d'abord. Rien à voir avec l'Université de Poitiers. Ici on a au grand maximum 15h de cours par semaine. En général les première années en ont 9 ou 10. (J'exclus les facs de pharma et médecine, vous vous en doutez). Les emplois du temps se font à la carte en choisissant un nombre défini d'unités, et on choisit aussi son niveau dans chaque cours. Les facs sont ultra équipées, de choses que même le plus gonflé des syndicats étudiant en France n'oserait pas réclamer. Chaque salle informatique dispose d'écrans géants qui liste à chaque seconde le nombre de PC disponibles dans tous les bâtiments de l'Université, sur de grandes bandes multicolores. Les facs de technologies et sciences sont équipées de diverses salles virtuelles comme on en trouve au futuroscope.
Pour ce qui est de mes études, je trouve enfin ce dont je rêvais depuis 2 ans. Comme les cours se choisissent par niveau un étudiant presque bilingue n'a aucune chance de se retrouver dans un cours de conversation d'espagnol avec des gens qui ne pigent pas un mot de ce qui se passe, et inversement. Les cours de compréhension orale via un logiciel adapté qui ne sont qu'optionnels à la déserte maison des langues de Poitiers sont ici primordiaux et obligatoires. La Bibliothèque Universitaire est ouverte jusqu'à minuit, y compris le Samedi et le Dimanche. Même quand ils ne sont pas censés l'être, les cours sont toujours très interactifs. Un prof de marketing ne te renverra pas ch### si tu oses lui faire remarquer qu'il t'explique tout le contraire de la réalité, que le marketing n'est en aucun cas un moyen de mettre le client en avant et blablabla..
Non, il te fera un grand sourire et sera content de débattre avec tout le monde.
Maintenant les étudiants. La majorité de mes cours étant avec des étudiants étrangers il est difficile de faire un comparatif. J'entends toujours que les jeunes anglais sont des ignorants et qu'ils découvrent des mots comme Tchernobyl à la fac. Personnellement j'ai plutôt l'impression que la majorité a une soif d'apprendre beaucoup plus sincère que pas mal d'étudiants français qui ne pensent qu'à "avoir leur semestre" tout en élaborant des stratégies pour rater le plus de cours possibles.
Ca vient aussi , bien évidemment, du fait qu'ils paient 3300 pounds pour étudier un an à la fac..
La vie étudiante
Où que l'on soir on reste tous des troupeuax de jeunes qui boivent et font la fiesta à longueur de temps. Cependant ici les différences sont encore nombreuses, dans l'organisation de la vie de tous les jours. Tout d'abord, pas de CROUS ou truc comme ça. Ici on a pas de cafèt, juste un petit coffee shop dans le sous sol mais qui est géré par une organisation privée. Les associations étudiantes représentent rarement une filière comme en France. Elles ressemblent plutôt à des clubs. Religion, salsa, kayak, littérature, foot, tout y est . On trouve également une organisation de bénévoles pour diverses causes, environnementales, travaus avec des enfants, personnes agées.. Tout ça fait partie de ce qu'on appelle "Student's Union", cette énormissime organisation qui n'est comparable avec rien du tout chez nous. Elle est indépendante de l'Université, mais chaque étudiant en devient membre dès son inscription. C'est possible de ne pas y adhérer mais à ce que j'ai compris c'est un peu galère.
Cette fédération d'étudiants dispose de son propre journal (ci-dessus), d'un énorme espace avec bar-brasserie, boîte de nuit pleine tous les soirs, billards et autres. Le staff de cet espace est employé à la fois par la fédé et par une compagnie qui finance partiellement l'Université (info plus exacte dans quelques jous) . La représentation étudiante telle qu'on la conçoit n'existe pas réellement ici. Une seule personne de la "Union" est élue pour siéger au "conseil suprême" de l'Université. Il a une influence directe sur ce qui se passe sur le campus, mais d'après ce que j'ai compris aucune au niveau académique. Les étudiants britanniques ne se plaignent pas tellement de tout ça de toute façon (ils en ratent des choses! )
Par contre la fédé possède une structure assez complexe et absolument tout ce qui désigne la vie étudiante est décidé dans le "Sabbatical Officer" .
J'avoue que notre système français me manque un peu, c'est chouette de se donner le droit de râler tout le temps :-D . Dommage que je ne passe pas plus de temps ici, je pense que je me serais investie dans l'administration, ça aurait été bien marrant. En attendant je vais juste rejoindre l'asso des bénévoles et peut être une ou deux autres et vous en saurez plus dans quelques jours !
Ici la grande terrasse du restau de la Union (hyper cher, au passage); avec à l'étage, la boîte de nuit.


















