14 juillet 2009
Slow Food
Ma qu'est ce que c'est qué ça?
Slow Food est un mouvement international, fondé à Paris en 1989. Le
siège est à Bra, dans le Piémont, au nord de l'Italie. Des associations
nationales ont été établies aux USA, en Italie, en Allemagne, en
Suisse, en France, au Japon et au Royaume Uni. Slow Food compte 80.000
adhérents dans plus de 50 pays et un millier de Conviviums dans le
monde.
Comment ça marche?
Le Convivium est l'unité locale de Slow Food : la structure de base du mouvement, coordonnée par le siège international et par le réseau des bureaux nationaux. C'est la voix d'un district qui possède une histoire culturelle et culinaire, et c'est la structure qui véhicule les idées Slow Food au niveau local.
Les Conviviums Slow Food organisent des événements comme des ateliers du goût sur les mets et les vins, des visites chez des producteurs, des dîners thématiques. Tous les Conviviums forment un réseau international de connaissance, de goût et de plaisir. Le jumelage international des conviviums favorise les échanges et les connaissances de saveurs et de cultures diverses.
Pour avoir la liste des conviviums en France, cliquez ici. Pour les visiteurs Poitevins, il se trouve qu'il n'y a pas (encore) de convivium à Poitiers. Par contre il y en a plusieurs à Tours, c'est l'un d'eux d'ailleurs qui organise EuroGusto 2009, à ne pas manquer fin Novembre. Le but est que ce soit au niveau local que Slow Food soit représenté, donc que ce soient les conviviums qui fassent fonctionner l'association.
Mais l'ONG a aussi un fonctionnement international en parallèle. La fondation Slow Food pour la protection de la biodiversité fonctionne à travers de l'Arche du goût, qui répertorie différents produits d'excellence (noix, races bovines ou autres fleurs comestibles) en voie d'extinction; et les Sentinelles qui se chargent de monter des projets pour les promouvoir et les protéger. En plus de tout cela, Slow Food organise des évènements, internationaux le plus connu étant Terra Madre. Je ne vous en dit pas plus, cliquez ici pour plus d'infos!
L'adhésion pour les moins de 30 ans est de 20 euros, cela vous donne accès à toutes les manifestations internationales. Vous devenez automatiquement membre du convivium le plus proche de chez vous, ou celui que vous choisissez.
A bas KFC/les nouilles jap/ La Mie Câline, et vive le boeuf Gascon aréolé du Gers !
12 juillet 2009
Le sommeil du deuil.
LORSQUE L'INSPIRATION NE VIENT PAS, CE N'EST PAS LA PEINE DE SE FORCER.PEUT ETRE QU'UN JOUR UN TEXTE APPARAITRA ICI DE NOUVEAU. PEUT-ETRE PAS.
Congleton, 13 Juillet 2009
14 juin 2009
Epistolaire II
La suite
C'est Maria. Etonnant que je lui aies donné ce nom là. Maria va venir, de Rome, pour s'occuper du jardin. Le jardin est immense. C'est un peu la première fois que je commence un projet sans l'abandonner. Maria est belle. Elle aime le vin et le rouge à lèvres, et dormir avec moi. J'ai fini par repeindre la cheminée en vert, comme tu n'es pas venue. Le Safari n'existe plus, ils ont installé une bijouterie à la place. [...]
Je prépare mon départ vers Corner Street. Le coin de la rue. La maison est carrée en briques rouges, elles sont toutes comme ça là-bas. On a installé le studio d'enregistrement au sous-sol. Le jardin me manquera, mais Maria m'enverra des photos. J'espère qu'ils s'occupent bien de toi dans ton école. Viens me voir dès que tu peux, on s'amusera à reconnaitre les oiseaux en fermant les yeux. Et puis j'ai essayé le violon, mais toute seule je n'y arrive pas vraiment.
Je t'embrasse.
01 mars 2009
Les mots ne sont beaux que par leur mystère
Tsaong tsaong tsaong
Le crissement des insectes alourdit l'atmosphère
Du paysage
Les feuilles de canne à sucre découpent les nuages noirs
I am a warrior, I am a warrior, fighting for peace
La voiture roule, file, glisse
Le long de la grande sucrière de Saint Louis
A gauche
Hey fatty Boom Boom. HeyHey fatty Boom Boom
Et à droite, ça cogne. Ca valse
L'écume blanche de l'Océan indien
Le faux bruit de mouette
Raise your hands if you want to jump eh! Shake your body if you want to dance
Et l'odeur de sucre et le parfum de sel
De chaque côté
Tsaong Tasong tasong...
Pique le fin fond de nos cinq pensées
Qui se sont paumées,
Dans ce tableau faux réel
She don't wanna give me freedom, she don't wanna give me love
Comme un long rituel de beauté
Qui nous aide pour grandir
Ou une parenthèse gribouillée
Qui vaguement me fera revenir
07 février 2009
Back in France. For sure.
Et voilà. Mon séjour en Erasmus touche à sa fin. Je ne vous bassinerai pas en disant que c'était la plus belle période de ma vie, que c'était inoubliable et bla bla, comme c'est la norme quand un étudiant rentre au bercail après 6 mois à se saoûler la tronche aux frais de l'Union Européenne.L'Union Européenne justement. C'est plutôt ça dont je voudrais parler. Erasmus représente à mes yeux l'un de ses plus beaux succès, et en me penchant un peu sur le reste du programme Jeunesse en Action de la Comission Européenne, je constate que le programme d'études n'est qu'un tout petit morceau de ce qui est à notre disposition. Et ça me donne envie d'étudier et de travailler pour faire avancer la belle machine de l'Europe.
L'autre avantage d'aller vivre à l'étranger quelques temps quand on est si jeune: on approche tout ce que l'on rencontre sous un angle différent, plus large, sans même plus s'en rendre compte. En cette période de revendications et de protestations pour sauvegarder une Université gratuite, laïque et surtout publique, je ne peux pas m'empêcher d'éprouver un peu de pessimisme. Quand les frais d'inscriptions sont passés en Allemagne de 100 à 600 euros par semestre, les protestations des étudiants n'ont pas servi à grand chose. Quand je vois mes amis anglais qui à 21 ans, en 3e année, ont déjà un emprunt de 12 000 livres sur le dos mais ne pensent même pas au moment où ils devront les rembourser, parce que de toute façon c'est comme ça, ça me donne des frissons. Quand un ami français se présente en disant qu'il est en histoire ou en psycho et la première réactions des étudiants étrangers quand il s'en va est de dire « mais pourquoi il étudie la psycho? », « ça c'est bien un truc que je ferais pas, quelle perte de temps », ou « qu'est ce que tu peux avoir comme job avec un truc pareil ? »; je me sens révoltée, mais finit par me rendre compte que nous somme sans doute une exception. « L'exception française ». Nous sommes fiers de ne pas être des clients qui payons chaque année pour un service. Notre culture du peuple au pouvoir et de la protestation nous donne un avantage sur les étudiants d'autres pays. Mais jusqu'à quand? Jusqu'à quand allons nous privilégier la culture du savoir, pas comme en Allemagne où dans la plupart des Länder les enfants sont orientés dès l'âge de 9 ans, vers des écoles « technologiques » si ils n'ont pas d'assez bonnes notes, ou au Royaume-Uni où l'équivalent du bac se compose de 5 matières au choix (du genre anglais-sport-une langue-maths-histoire) sur lesquelles tu bosses pendant un an pour avoir l'examen et où la plupart des jeunes de 20 ans n'ont souvent pas un soupçon de culture, d'esprit critique, et je ne parle pas de conscience politique. Oui je crois que nous sommes l'une des exceptions et que même si le monde ne voit pas ça comme une chose positive (regardez le nombre d'étudiants que les Universités françaises accueillent chaque année comparé à celui de la Belgique, du Royaume-Uni ou même de nos grandes écoles, c'est attristant).
Et bien je crois que ça vaut la peine de se battre pour rester un des seuls pays où les jeunes ont encore les moyens, et surtout l'envie d'apprendre et de se cultiver, où les étudiants sont considérés comme l'avenir du savoir et de la connaissance et pas comme des futurs employés. A l'heure où les mentalités, les styles de vie et les cultures se mondialisent, ça ne va pas être évident.
Alors au boulot tout le monde, rassemblons nos forces et nos cerveaux une fois de plus, peut-être que cette année sera la bonne.
18 janvier 2009
The next station is Bath
Joli Samedi ensoleillé -oui, oui c'est possible- à deux semaines de mon départ, il faut en profiter. Entre frenchy girls, petite visite de cette merveille anglaise, à deux heures de Pompey et juste au dessous de Bristol: Bath. Ville connue pour ses thermes romains, son abbaye, le Royal Crescent et lots of other things. Petite visite guidée en photos.
Le fleuve de Bath vu d'un buisson; et devant l'abbaye un peu de théâtre de rue de goût moyen mais qui semblait plaire à cet attroupement de touristes
Ensuite, visite des thermes et des vestiges de l'ancien temple Romain qui attirait il y a fort longtemps tout plein de pèlerins venus se baigner dans la source chaude. La visite est bien faite et surtout la quantité d'objets, pierres, ornements et autres mosaïques est assez impressionante. Le site était composé de 3 lieux pour se baigner, de la fameuse source sacrée (non, non on ne plus pas se baigner dedans, juste sentir la chaleur et la vieille odeur de souffre), d'un temple, et d'un sauna construit sur une base de piles de tuiles.
Ici un bout de la source chaude. On ne voit pas la fumée sur le cliché, dommage.
Deuxième photo: les restes de ce que soutenait autrefois le sauna où de riches tapettes en jupette (Romains, ndlr) venaient prendre soin de leur peau.
Pour continuer la journée, petite ballade vers le haut de Bath pour voir l'impressionant Royal Crescent. Construit pendant l'ère Georgienne histoire d'en mettre plein la vue, le bâtiment est censé représenté la lune, pour compléter le King's Circus représentant le soleil, qui se trouve un peu plus bas. Aujourd'hui il abrite des hôtels de luxe, des maisons de luxe et des apparts de luxe. Le parking qui en fait le tour est un peu comme le salon de l'auto de Bordeaux, une petite trentaine de Porsche, BM et autres Jaguars reflètent bien le niveau de vie du quartier et même de la ville.
15 janvier 2009
Une jeune merveille

Le lien, parceque ça vaut vraiment le coup de les découvrir. L'article viendra plus tard.
12 janvier 2009
Enjoy your meal !
Et voilà, encore du croustillant sur l'alimentation d'outre Manche. Enfin croustillant pas vraiment, c'est plutôt mou et décongelé, mais vraiment pas mauvais. Je dois avouer que même, j'aime bien.
Cette- très floue, je vous l'accorde- photo a été prise lors du pub quizz dominical au Froddington Arms.
Un rituel plutôt sympa, où on s'amuse à répondre à des questions et faire des blind tests sous le beau nom de la french ultimate team. Tout ça pour 50p, avec le repas. Le repas donc, parlons-en: en plus de la tranche de jambon et des frites, vous pouvez aprecevoir: deux éspèces de "pies", sortes de beignet au porc. La chose jaune tout en haut est une éspèce de chutney/confit que l'on a pas encore identifié-mais très bonne. Il y a aussi des petits nuggets de poulet, ou de poisson. Un petit bout de tomate sans goût histoire de dire qu'on mange "healthy". Et une tranche de pain de mie avec disposés dessus avec amour: des bouts de fromage rapé et de l'oignon cru. Derrière une petite tarte très très sucrée avec une sorte de purée de raisin sec- je ne sais plus comment ça s'appelle.
Je vous laisse juge de ce dîner, pour ma part, considérant mes goûts étranges et mon amour pour ce qui est anglais je trouve ça délicieusement exotique, surtout pour 50p.
Long live le pays des crumpets, du jus de cramberry, des mushy peas et de la porky pie !
11 janvier 2009
Winter songs
Dans ces jardins
Le bleu du monde te sourit et te dit de tomber
Dans ces jardins,
Il y a un siège vert. Enfin on a cru qu'il était vert
Loin de l'école, de tes talons et de ton bureau
Tu dois grimper, t'asseoir en haut
Dans
le fauteuil tu peux tourner.
Enfin tu crois que ça tourne
C'est un fauteuil de ville.
Londres te donnera à boire, de la bière blanche
Tu dormiras sous un drapeau
Si ça tourne jusqu'à Bruxelles,
Alors ça sentira bon
Basilic et recettes africaines
Attention à Montmarte, le cliché
tu peux peindre au milieu des arbres
et entendre les gitanes chanter
A côté de moi, un garçon chante et prie. Pour la Palestine.
Sa vieille guitare à la main, il pleure. Et on sent la colère.
A côté de moi,il compte les morts, me parle de "ses frères".
Le soir, qui vont dormir, sans savoir si ils se réveilleront.
Alors, pour ne plus y penser,
Allumer un pétard, deux, trois
Prendre un bout de papier
Gribouiller des mots, qui n'ont aucun sens.
Comme ça, vous savez doù ils viennent.
Portsmouth, 7/01/09
06 janvier 2009
The choc culturel
Et voilà. Vous l'attendiez, hein, l'article sur la nourriture anglaise? Et bien voilà. J'ai bien cherché dans le supermarché. Un chou-fleur entier. Pas pour l'acheter, non, juste pour vérifier si les enfants britanniques savaient à quoi ça ressemblait. Ma réponse: j'ai de grands doutes. Le Royaume-Uni important les deux tiers de sa nourriture, je peux comprendre que les normes sanitaires soient importantes. Mais des poireaux pré-coupés, ça fait mal au coeur après avoir passé une semaine à faire les marchés de Poitiers et Cognac. Je vous épargne la petite portion pour deux personnes de haricots verts lavés, relavés, équeutés et emballés dans un petit sachet. Enfin bon, il suffit juste de s'y faire, les légumes n'ont pas toujours de goût mais finalement pas moins qu'un sachet de tomates sans chair acheté à Auchan.
Et puis qu'est ce que c'est exotique de parcourir les rayons et d'observer ces choses étranges tels la sauce Carbonara toute faite ou les ananas et bananes en morceaux congelés.
Sur cette photo pleine de contraste avec la première, je vous souhaite à tous une année pleine de bons légumes, de fiesta,
joie et chocolat. Et j'en profite pour dire un immense merci aux gens qui me font
plaisir quand je lis dans ma boîte mail "Canalblog- vous avez un
message" !

















